Treize ans que le Sénégal attendait de retrouver les 1/2 finale de la CAN, c’est chose faite maintenant. Les coéquipiers de Sadio Mané ont fait l’essentiel en battant le Bénin sur le plus petit des scores 1-0.

UN MATCH MAÎTRISÉ PAR LES SÉNÉGALAIS.

Le Sénégal a surclassé son adversaire dans tous les compartiments du jeu. Des l’entame du match le ton a été donné. Les sénégalais avec un bloc haut ont multiplié les offensives sans vraiment être dangereux. Les vingt premières minutes ont clairement été à l’avantage des Sénégalais, mais à la 25e minutes l’attaquant béninois Poté d’une talonnade manquée a failli ouvrir le score. Après cette petite frayeur la domination Sénégalaise reprend mais c’était sans compter un bloc défensif béninois bien en place. Au terme des quarante cinq premières minutes les deux équipes se neutralisent même si la plus grosse occasion durant cette première mi-temps reste béninoise. La deuxième mi-temps reprend sur le même tempo. Le Sénégal domine mais reste inefficace, à l’image de ce but refusé de Sadio Mané à la 52e minutes pour motif de hors-jeu. Malgré des offensives répétées le bloc défensif béninois ne flanche pas. Ça ne sera qu’à la soixante huitième minutes que la délivrance arrive côté sénégalais. Arrivée lancé Idrissa Gana Gueye sur un une deux avec Mané crucifie Saturnin allagbé le portier béninois d’une superbe frappe croisée. Malgré un autre but refusé à Mané les sénégalais s’imposent finalement et s’ouvrent les portes du dernier carré.

ALIOU CISSÉ UNE PRISE DE RISQUE PAYANTE.

Le véritable artisan de cette victoire c’est le coach. Jusqu’à la 60 minutes les Sénégalais avaient du mal à faire bouger le bloc béninois. En opérant deux changements; Mbaye Diagne à la place de Niang et Krépin à la place de Baldé et en remodelant le système tactique en 4-4-2 le coach a insufflé un nouveau souffle au jeu sénégalais. Krépin Diatta dès son entrée à apporter beaucoup de percussion et de vitesse sur côté. Malgré une piètre prestation, Diagne à quand même été bon dans son registre de pivot notamment avec quelques bonnes déviations. Toujours critiqué pour son inaction Aliou Cissé nous a sorti du très grand coaching face aux bénins.

LE SÉNÉGAL EN DEMI-FINALE MALGRÉ UN COLLECTIF QUASI INEXISTANT.

Aujourd’hui il est très difficile de pointer du doigt les défaillances de cette équipe sénégalaise car elle gagne. Sur le plan du collectif il y a quelques satisfactions mais dans l’ensemble ça reste très moyen pour une équipe de ce calibre. Le match contre l’Algérie en phase de groupe en est une parfaite illustration. Face à une équipe algérienne très solidaire et très agressive les sénégalais se sont fait bouffer dans tous les compartiments. À l’exception d’un Kalidou koulibaly qui répond toujours présent c’était un naufrage collectif. L’équipe était cassée en trois. Aucun lien, aucune relation entre les différentes composantes de l’équipe. Ce manque de solidarité s’est parfaitement illustré sur le but des algériens. Pressé par Atal Mané perd le ballon. Mais au lieu d’être le premier sur le marquage il marchait. En infériorité numérique les algériens sur ce contre ont réussi à déstabiliser la défense sénégalaise. Au final c’est sur cette action qu’est inscrit le seul but de la rencontre.

Contre l’Ouganda et le Bénin malgré que le Sénégal ai été victorieux n’a vraiment changé. Le sujet a été mieux maîtrisé car étant plus faible. Mais à chaque fois c’est sur des individualités qu’on est parvenu à nous défaire de ces équipes. Mané contre l’Ouganda et Gueye contre le Bénin. Collectivement le Sénégal pêche très souvent. Maintenant le Sénégal dispose d’une colonne vertébrale monstrueuse. L’équipe repose sur ces trois joueurs à savoir KOULIBALY en défense, GUEYE au milieu et MANÉ sur le front de l’attaque. Ces individualités sont d’une grande importance certes mais face à des équipes du même rang cela ne suffira pas. En perspective il y a la Tunisie qu’il va falloir battre en 1/2 finale pour espérer remporter leur premier titre continental. Espérons que ce jour là que l’équipe du Sénégal sera solidaire et défendra ensemble car le vice et la grinta des équipes du nord pourraient être fatal.