Nous ne sommes qu’à la deuxième journée des phases de groupe mais s’il y’avait bien un match où il ne fallait pas se manquer c’est bien celui-là. S’il y’avait un rendez-vous qu’il ne fallait pas louper c’est encore celui-là. Une affiche aux allures de finale, une rencontre cruciale pour la tête du groupe C que le Sénégal vient d’aborder méconnaissable et sans envie. Face à une équipe d’Algérie décidée avec un pressing de tous les instants, les lions sont passés à côté de leur match et même s’ils gardent encore leur destin en main, ils risqueraient de voir leur statut fortement remis en cause. Voici les notes de notre rédaction :

Edouard Mendy (7/10) : Si face à la Tanzanie, il n’avait pas eu grand chose à se mettre sous la dent, ce soir il a eu beaucoup de pains sur la planche. Entre le très remuant Bounedjah et les tirs de Mahrez, le dernier rempart sénégalais s’est montré imperturbable remportant quasiment tous ses duels dans les airs. Une mauvaise appréciation du ballon sur le but algérien vient néanmoins ternir un peu son match.

Kalidou Koulibaly (8/10) : Bounedjah a été très en vue dans ce match mais il s’est toujours heurté à un roc. Comme à son habitude, Kalidou Koulibaly a sorti une grosse prestation ce soir. Le napolitain a limité la casse et a longtemps retardé l’échéance.

Cheikhou Kouyaté (4/10) : Il faudra vraiment qu’Aliou Cissé nous explique. C’est plus possible. On ne reconnait plus ce joueur polyvalent qu’à été notre capitaine. Techniquement limité, souvent en retard dans ses interventions sans parlé de son mauvais placement, Kouyaté était la plupart du temps à deux doigts de commettre l’irréparable.

Moussa Wague (4/10) : A l’image de Cheikhou Kouyaté, Moussa Wagué n’était clairement pas dans son match. Trop de mauvais choix, beaucoup de perte de ballons. Même s’il était orphelin de Sarr sur le côté droit, cela ne justifie pas la pâle copie rendu par le barcelonais. Encore un deuxième match raté de la part de Wagué.

Youssouf Sabaly (8/10) : Encore une belle prestation de la part de Sabaly. Disponible et toujours un jeu vers l’avant, il a encore beaucoup tenté sur son couloir. C’est un des vrai bonhommes de ce début de compétition côté sénégalais.

Alfred Ndiaye (6/10) : Il était attendu pour jouer en sentinelle afin de libérer davantage Krepin Diatta. Alfred a plutôt bien répondu avant de se faire complètement manger dans l’entre-jeu. Beaucoup de faute à retardement et une lenteur dans la transmission du ballon à signaler.

Krepin Diatta (6,5/10) : On l’attendait dans un rôle de meneur de jeu dans une position plus avancée. On en eu qu’une illusion. Au lieu d’organiser le jeu, Krepin a passé le clair de son temps à défendre et à essayer de couvrir Wagué. On sent encore ce manque de maturité dans son jeu. Plus d’audace vu son talent ne pourrait qu’être bénéfique.

Pape Alioune Ndiaye (8/10) : Des trois joueurs du milieu, c’est lui qui s’est le plus illustré. A la récupération, à la création, Pape Alioune Ndiaye est resté dans la droite lignée de son match face à la Tanzanie. Il a subi énormément de fautes, ce qui a ralenti son apport en seconde période mais cela n’enlève en rien à sa prestation.

Sadio Mané (6/10) : Il était très attendu ce soir mais Sadio n’a rien pu faire. Hormis quelques accélérations, il n’a pas pu faire grand chose. Son rôle reste encore à définir au sein de la tanière. Néanmoins on sent beaucoup d’envie de sa part même s’il lui arrive de jouer arrêter parfois. Une prestation correcte mais peut encore beaucoup mieux faire

Baldé Keita (6/10) : Défensivement, il a fait du Ismaila Sarr en passant beaucoup de temps à couvrir Wagué quitte à commettre des fautes mais offensivement, Baldé n’a rien montré. Pas une seule occasion franche. Beaucoup de coup de pied arrêtés à mettre à son crédit

Mbaye Niang (5/10) : Au bout de deux matchs, Aliou Cissé va peut-être comprendre que Mbaye Niang seul en pointe c’est une très mauvaise idée. Comme toujours beaucoup d’envie mais à l’arrivée rien de concret. Pour sa défense, ce soir il n’a pas été gâté en terme de ballons, il en a reçu très peu sans pouvoir en faire grand chose.

ALIOU CISSE (2/10) : Qu’on se dise la vérité, notre coach est très difficile à défendre. Tactiquement limité, ses choix sont discutables mais le pire c’est qu’il est tellement prévisible. Jamais des changements en fonction de la physionomie du match. Il faudra encore qu’il nous explique pourquoi il nous impose un milieu de terrain pas rassurant en charnière centrale sachant que sur le banc il a défenseur central de métier, ça entre autres équations.