Le Sénégal a joué dimanche dernier son premier match de la CAN 2019. Alors que les lions dominaient outrageusement la rencontre se procurant occasion sur occasion mais ne menaient que d’un petit but d’écart, le génie frappa de plein fouet pour redonner de l’éclat à une rencontre qui devenait de plus en plus terne. D’une merveille de frappe extérieure venue d’ailleurs le benjamin de la tanière allait permettre aux lions de faire le break.

Impossible à ce moment précis quand on est sénégalais de ne pas bondir de son fauteuil face à la clarté d’un geste majestueusement bien maîtrisé. Déjà phénoménal aux yeux du peuple qu’il a ébloui depuis les plus jeunes catégories, Krepin Diatta se dévoilait une fois encore à la face du monde. Les journalistes étaient unanimes. Tous ont salué l’éclair de génie d’un futur grand nom du football. Combien de nations auraient voulu avoir dans leur effectif un joyau, qui à seulement 20 ans avait déjà l’air tout d’un grand ?

Il était évident qu’une telle performance le propulserait au devant de la scène surtout que le jeune phénomène venait de découvrir les joies d’une grande compétition avec sa nation. Il était évident qu’un tel chef-d’oeuvre allait logiquement le placer davantage sous le feu des projecteurs. Et alors que je m’attendais à une exagération de superlatifs qui serait tout à fait de bonne foi, alors que je m’attendais à ce que son but pollue la toile et qu’il soit repris des millions de fois sur les réseaux sociaux, ma surprise fut grande et elle n’a eu d’égale que ma déception.

Le Sénégal qu’il venait de représenter avec honneur et bravoure aller s’empresser de démarrer son « body-shaming » à coup de propos inappropriés et de collages les plus uns plus gênants que les autres. Que les algériens l’eussent faits ne m’aurait étonné guerre et après tout ce sont nos adversaires mais que nous-même sénégalais soyons à l’origine d’un lynchage pareil dépasse tout entendement logique.

Restez bien derrière vos écrans, faites autant de collage que vous voulez mais pendant que vous vous amusez à dénigrer le physique d’un compatriote, un gamin de 20 ans pétri de talent est entrain de partir du néant pour devenir un géant à force de travail et de courage. Nous sommes fiers de toi Krepin Diatta, Essamay, Attika.